La situation de l’approvisionnement en électricité à Uvira demeure préoccupante, affectant non seulement les ménages, mais également les commerçants, les soudeurs, et les établissements essentiels comme les hôpitaux. Les coupures fréquentes et l’insuffisance du courant électrique ont des répercussions sur la vie quotidienne des habitants et des travailleurs de la ville. Chacun appelle à des solutions durables et à une prise en charge plus sérieuse de la part de la SNEL.
Serge Kigwati, coordinateur national de la société civile des nationalistes congolais, déplore l’instabilité du service fourni par la SNEL dans la ville. Selon lui, le courant est insuffisant et les coupures sont imprévisibles, chose qui impacte sur la sécurité des habitants. Il appelle la SNEL à prendre des mesures pour assurer un service stable, indispensable pour la sécurité et le développement de la ville.
«Presque tous les quartiers sont affectés, sauf Kalundu Port qui bénéficie d’électricité de manière régulière. Lorsque nous interrogeons les agents de la SNEL, ils nous expliquent qu’ils utilisent une rallonge en provenance du Burundi pour alimenter la ville. Nous nous demandons si pourquoi nous continuer à dépendre de ces rallonges alors que notre pays est riche en ressources naturelles. Il appelle la SNEL à se mobiliser pour offrir une alimentation stable et régulière, essentielle pour le développement de la ville et la sécurité des citoyens.» a-t-il dit dans une interview accordée a la rédaction du bulletin humanitaire habari za mahali.
Dans le quartier Kalundu, Marocain Amani Jean-Claude indique que l’électricité arrive, mais reste insuffisante pour satisfaire les besoins des habitants. Le courant ne permet même pas d’alimenter correctement certains appareils ménagers, et certaines ampoules ne s’allument pas, ajout-il, soulignant que cette insuffisance de l’électricité complique la gestion de son commerce, notamment pour conserver des produits tels que les jus et l’eau froide. Il souhaite que l’électricité soit disponible au moment où elle est nécessaire pour éviter les pertes économiques.
«Le courant arrive, mais il est insuffisant. Il ne suffit pas pour faire fonctionner correctement nos appareils ménagers, et certains équipements ne s’allument même pas. Auparavant, l’électricité arrivait régulièrement, mais maintenant c’est à des heures tardives, et parfois elle ne vient même pas tous les jours. Nous avons besoin que l’électricité soit disponible lorsque nous en avons besoin, surtout pour conserver nos produits à vendre, comme les jus et l’eau froide.»
Une vendeuse de poissons à Uvira se trouve dans une situation similaire. Elle explique que le courant arrive à 22h et part à 6h, ce qui ne permet pas de conserver correctement les produits alimentaires dans les congélateurs.
«Le courant arrive tard, entre 22h et 6h, ce qui ne permet pas de conserver correctement les produits alimentaires dans les congélateurs. Parfois, le courant ne vient même pas du tout, et cela fait périr nos denrées. L’absence d’électricité affecte gravement nos affaires, car cela entraîne des pertes de produits.» explique-t-elle appelant la SNEL à apporter des solutions concrètes pour éviter ces interruptions récurrentes.
Les soudeurs d’Uvira partagent également leurs inquiétudes face à l’insuffisance du courant électrique. En raison de l’insuffisance d’électricité, ils sont contraints d’interrompre fréquemment leur travail. Cela entraîne des retards dans les livraisons, une baisse du volume de production et une diminution du rendement quotidien.
«L’électricité est essentielle pour notre travail. Souvent, nous devons arrêter de travailler lorsque le courant coupe, ce qui engendre des retards dans nos livraisons et une baisse de notre productivité. Nous sommes obligés d’utiliser des générateurs, mais cela augmente nos coûts en carburant et réduit notre rentabilité. La SNEL doit comprendre que ces coupures affectent non seulement nos revenus, mais aussi la survie de nos familles.» explique un soudeur local interrogé à son lieu de travail à Mulongwe par le reporter du bulletin habari za mahali.
A l’hôpital, la situation est encore plus préoccupante. Plusieurs services essentiels, tels que la chirurgie, la maternité, la morgue, les soins intensifs et l’administration, dépendent de l’électricité pour fonctionner. Les coupures fréquentes mettent en danger la vie des patients. Face à ces interruptions, l’hôpital recourt à des générateurs et des batteries solaires pour maintenir les services, mais cela entraîne des coûts supplémentaires et nuit à la rentabilité de l’établissement. Cette situation affecte non seulement la qualité des soins, mais aussi la gestion financière de l’hôpital et, par conséquent, la stabilité de la structure, a déploré un médecin dans une structure sanitaire de la place.
Face à cette crise énergétique, certains acteurs locaux proposent des solutions alternatives.
Alexandre Bagulumusa, jeune entrepreneur et propriétaire d’un secrétariat à Kimanga, suggère que les panneaux solaires pourraient être une solution viable pour pallier les coupures fréquentes. Selon lui, si une entreprise se concentrait sur l’installation de panneaux solaires dans les quartiers, cela pourrait aider à réduire la dépendance à l’électricité fournie par la SNEL et améliorer la situation.
Josué Ngama, gérant d’un groupe électrogène dénommé Fanel Kigroupé, explique que son installation alimente déjà plusieurs commerces, notamment des boutiques de recharge de téléphones dans différents quartiers. Cette solution permet à de nombreux habitants de continuer leurs activités malgré les coupures d’électricité. Cependant, il précise que cela reste une solution temporaire et qu’une réponse durable est nécessaire pour résoudre le problème énergétique à long terme.
La situation actuelle de l’approvisionnement en électricité à Uvira exige une intervention urgente et des solutions durables. Les habitants, commerçants et professionnels appellent à une prise en charge sérieuse du problème, avec un développement des énergies renouvelables pour garantir un approvisionnement constant et sécurisé.
Article produit dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI exécuté par le consortium UNPC-UFMP-COMEL sous le financement de La benevolenciya.















































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