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UVIRA, SUD-KIVU:- Deuxième journée ce mardi 30 mars 2020 de l’atelier de formation de trois jours en faveur de 100 femmes victimes de violence sexuelle des territoires d’Uvira et de Fizi. Cet atelier se tient au restaurant la gracia, dans le quartier Kimanga, dans la ville d’Uvira. C’est l’ONG  locale FEPADE, fédération des femmes pour la paix et le développement qui conduit cette formation avec l’appui financier du comité allemand « Journées Mondiales de Prière des Femmes, JMPF ». D’après la coordinatrice de FEPADE, madame Rebecca Batende Julienne, l’objectif est favoriser l’autonomisation économique des femmes et filles survivantes de violence sexuelle.

Beaucoup parmi ces femmes formées exercent déjà de petites activités commerciales dans leurs milieux respectifs d’Uvira, plaine de Ruzizi, Baraka et en territoire de Fizi. Cependant, les difficultés de la fermeture de la frontière à la suite de la Covid-19, la dégradation très avancé et l’impraticabilité de la route nationale reliant Uvira à Bukavu et Uvira à Baraka, ainsi que des cas de braquages, pillages et kidnapping sur cette route ont découragé la plus part de ces femmes. Beaucoup donc exercent dans des milieux plus sécurisés et gagnent moins de bénéfice.

C’est le cas de madame Vumilia Nakupenda, vendeuse de chaussures à Mulongwe. Malgré ces cas d’insécurité, je ne peux pas croiser les bras, sinon mes enfants vont mourir de faim. Il y a trop de risque sur la route. Mais ici au centre-ville, nous gagnons peu d’argent. Le peu que je gagne pourra me permettre de rembourser le micro crédit. J’ai appris comment faire de l’épargne et obtenir un crédit, comment améliorer une activité commerciale par le marketing, maintenir la clientèle et gérer l’argent. Cette formation va beaucoup m’aider.

Une autre femme, Louise Baroani, fait qu’elle appelle « rodage » des habits friperies à travers la ville de Baraka. Au marché AEBAZ comme dans les quartiers de cette ville, cette mère de trois enfants fait souvent le déplacement d’Uvira pour s’approvisionner en friperies occasion d’Europe auprès d’une autre maman tenancière d’un dépôt de ‘BILOKOS », ballon des habits de seconde main importée de l’Europe.  j’ai un capital de 50 (cinquante dollars américains). Mais par jour je peux gagner après toutes les courses, cinq mille francs congolais (2,5 dollars US). Avec ce crédit que FEPADE m’a remis, je serais en mesure d’augmenter mon capital, épargner un petit rien et rembourser progressivement l’argent d’autrui. C’est vrai que je suis marié. Mais lorsque j’apprends à m’autosuffire, je puis lui venir aussi en aide quand il n’a rien à rationner à la maison. L’homme et la femme doivent s’entraider dans le ménage. Et ce crédit de 100 dollars n’est pas une occasion pour moi de m’enorgueillir, c’est pour aider mon mari dans la charge familiale, a déclaré cette femme de Baraka-ville.

L’ONG FEPADE n’est pas à sa première expérience dans ce projet d’autonomisation des femmes et filles dans la région. L’année 2020, elle avait assisté une centaine de femme en micro-crédit pour un remboursement dans 6 mois. Pour cette année, d’après la coordinatrice de cette ONG locale, madame Rebecca Batende Julienne, la somme de 100 $US (cents dollars US ) seront échelonné pour un remboursement dans neuf mois à partir du mois d’avril 2021.

Nous leur donnons le crédit individuellement. Nous nous sommes rassurer d’obtenir les témoignages de chefs des quartiers ainsi que les proches (ou membres des familles) de ces femmes avant de les recruter. Donc au regard des critères, nous avons de garantie parce que nous sommes descendus sur le terrain et nous pensons avoir fait un bon choix de bénéficiaires. Même en cas de faillite, de vol et pillage, nous savons nous rassurer si elles mentent ou disent vrai. Les témoins sont nombreux comme nous l’avons dit.  » Au cours de formation, cette coordinatrice de FEPADE a appelé ces victimes de violence sexuelle de ne pas se décourager.  Nous espérons qu’avec les 100 dollars de micro-crédit et le peu de capital que vous avez déjà, vous ferez l’essentiel pour améliorer votre vie , leur a-t-elle dit.

Le maire de la ville d’Uvira, Pasteur Kiza MUHATO, qui a officiellement ouvert ces assises, a cependant déploré que le nombre de femmes bénéficiaires de ce projet d’autonomisation soit sensiblement réduit au regard de besoin d’assistance qui, selon lui, reste encore un grand défi à relèver dans cette région d’Uvira et de Fizi, au sud du Sud Kivu.

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