October 27, 2020

BUKAVU,SUD-KIVU:- L’organisation de défense des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI),dénonce avec la dernière énergie les graves violations des droits de l’homme qui caractérisent à nouveau depuis  plusieurs mois l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.

Dans un communiqué signé par son animateur Maître Pascal Mupenda dont une copie est parvenu à kivutimes.com ce mardi 22 septembre, PPI constate avec regret que les cachots de cette agence de renseignement, prétendument fermés par le Président de la République Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO sur toute l’étendue de la République ont repris leur sale besogne d’arrestation et détention illégale des paisibles citoyens dans des conditions extrêmement inhumaines.

PPI note qu’au Sud-Kivu, le dernier cas en date est celui de Madame Prisca BUKARABA, Directrice de la Radio Communautaire IRIBA FM, émettant sur 90.0Mhz à Bukavu, qui a été séquestrée à l’ANR Sud-Kivu, le lundi 21 Septembre 2020, de 10h00 à 18h00.

Notre source indique que Madame Prisca BUKARABA était privée de sa liberté de mouvement et la communication  toute la journée dans cette maison au motif que sa chaine doit à l’ANR une somme de 500$USD (Cinq cent dollars américains) de la taxe dite annuelle d’exploitation d’une station radio.PPI exige à l’ANR Sud-Kivu, non seulement des explications claires en rapport avec cette taxe dont elle a appris par la même occasion que tous les médias du Sud-Kivu payent effectivement 500$USD (Cinq  cent dollars américains) par an, sans contrepartie.

Le PPI exige en plus la restitution dans l’immédiat et sans condition de la carte de service de la Directrice Prisca BUKARABA, retenue illégalement à l’ANR et dont on exige le payement d’une somme de  50$ USD (Cinquante dollars américains) et une photo passeport à placer sur son procès-verbal d’audition (PV) pour sa restitution. PPI rappelle à travers cette correspondance qu’au Sud-Kivu, nombreux acteurs de la société civile, défenseurs des droits humains et des journalistes parmi lesquels Thaïs BAGULA de Radio Maendeleo, Maitre Adolphe BANDEKE Vendicien RUBONEKA, Patrice LWABAGUMA, Gédéon FIKIRI, Patrick NYAMATOMWA, etc. dont  certains ont été interpellés et d’autres arrêtés jusqu’à passer plus de deux mois dans ce même mouroir  de l’ANR, et libérés sans aucune réparation des graves préjudices leur causés.

PPI demande aux médias et organisations de défense des droits humains ainsi que les acteurs de la  société civile en général de se réveiller afin de stopper ce nième cas de récidive de triste mémoire des violations des droits de l’homme qui ont caractérisé l’ANR pendant des années et qui refont sur face.

Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) demande enfin au Président de la République Félix  TSHISEKEDI TSHILOMBO d’honorer sa parole du 24 janvier 2019, selon laquelle « Tous les cachots de l’ANR sont fermés sur toute l’étendue de la République, au regard des graves violations des droits humains qui s’y déroulent ».

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